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L’interview du magazine NEON.

Plus d’infos et lecture de l’article sur https://www.neonmag.fr/antipollution-voici-la-carte-des-580-decharges-sauvages-francaises-535809.html

Tous mes remerciements à Julia Mothu.

Sur le bord des routes, dans les bois ou au beau milieu d’un terrain vague, les déchets abandonnés s’accumulent. Au total, l’opération #AntiPollution de France Info a recensé un peu plus de 580 signalements de décharges sauvages sur l’ensemble du territoire.

Poubelle se déversant dans une prairie
Crédit : Pixabay

Si jeter ses déchets sur l’autoroute n’est pas un problème pour 37% des Français, les déverser illégalement dans la nature ne semble pas en être un non plus. Après avoir lancé son opération #AlertePollution en décembre dernier (en marge de la COP24), France Info a recensé pas moins de 580 signalements de décharges sauvages à travers toute la France.

Déchets plastique entassés dans la forêt, gravats, pneus ou appareils électroménagers hors d’usage laissés à l’abandon sur la voie publique… tous ces dépôts clandestins sont recensées sur une carte interactive, disponible sur le site. Une liste cependant non-exhaustive, puisque certains signalements remontent à plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Certaines décharges sauvages pourraient donc avoir disparues depuis, alors que d’autres n’ont peut-être pas encore été recensées.

Pour Alban Bernard, président de l’association Stop Décharges Sauvages, le phénomène s’explique très simplement : « Il n’y a pas suffisamment de déchetteries en France, déplore-t-il. Certaines entreprises n’ont pas les moyens ou pas le temps de parcourir 50 kilomètres chaque soir ou tous les deux jours pour jeter leurs déchets ». Un constat qui s’applique aux entreprises, mais aussi aux particuliers.

Quelles solutions adopter pour endiguer le problème ?

Se faire prendre en train de décharger ses déchets sur un lieu inapproprié peut coûter cher. Pour une simple poubelle, un particulier risque une amende de 75 euros, et 1 500 euros en cas de dépôt depuis un véhicule. S’il s’agit de « déchets professionnels », la note est d’autant plus salée : l’amende peut atteindre les 75 000 euros assortie d’une peine de deux ans de prison.

« Le problème, c’est que les contrôles sont très rares », explique Alban Bernard. Peu de chance, donc, que les pollueurs soient pris sur le fait. Mais l’association Stop Décharges Sauvages a pensé à plusieurs pistes pour prévenir le fléau de ces dépôts de déchets clandestins. « Ce qui serait intéressant, c’est de confisquer sur le champ les véhicules des entreprises qui déchargent illégalement, et ce,  jusqu’à ce qu’elles payent l’amende, commence-t-il. On pourrait aussi imaginer une éco-taxe qui contraindrait les entreprises à se rendre en déchetterie et, plus globalement, à un renforcement du pouvoir des polices municipales dans la verbalisation des contrevenants. »

En attendant, la future loi contre le gaspillage pour une économie circulaire, actuellement en discussion, pourrait changer la donne. Désormais, un agent municipal pourra verbaliser le pollueur, une tâche qui ne peuvent effectuer aujourd’hui que les forces de l’ordre. Le gouvernement devrait également autoriser la surveillance vidéo des lieux qui servent de décharges sauvages, et augmenter les amendes pour les pollueurs.

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